Etudier en Europe : comment sont couverts les frais de santé en cas de maladie ?
Etudier l’IT en Europe : opportunités techniques et couverture santé
Étudier en Europe dans des domaines de l'informatique, le DevOps, l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la domotique ou encore la robotique, vous offre non seulement l'opportunité d'acquérir des compétences techniques de pointe, mais également l'occasion de tisser des liens avec des professionnels et des étudiants du monde entier. Ce réseautage est un atout précieux dans un secteur globalisé comme l’IT.
De plus, chaque pays a ses propres méthodes d'enseignement, d'approche des technologies de l'information et ses infrastructures (supercalculateurs, infrastructures Cloud ou laboratoires de robotique, etc.). Etudier à l’étranger, vous expose à des manières de penser différentes, à de nouvelles méthodologies et technologies, ce qui peut vous rendre plus polyvalent et adaptable dans le monde du travail.
Mais qu’en est-il des frais de santé si vous tombez malade pendant vos études en IT en Europe ? Plusieurs options de couverture existent, et il est important de les connaître pour être bien protégé et bénéficier d'une prise en charge efficace en cas de problème de santé majeur.
La CEAM : un outil précieux à connaître
La Carte Européenne d’Assurance Maladie, plus connue sous l’acronyme de CEAM, est un outil indispensable à connaître pour assurer sa couverture santé dans le cadre d’un séjour de courte ou moyenne durée au sein de l’Union Européenne. Demandez-là depuis votre espace client Ameli.fr.
La CEAM vous permet de bénéficier des soins de santé aux conditions locales du secteur public. Si les soins sont gratuits, vous n’aurez rien à payer. Si un reste à charge est appliqué (comme le ticket modérateur en France) vous devrez le régler. La CEAM couvre les soins urgents ainsi que les besoins de santé liés à une maladie chronique ou à la maternité. Cependant, elle ne prend pas en charge les frais de santé programmés à l’étranger, ni les frais médicaux en secteur privé, et encore moins le rapatriement dans votre pays d’origine. En résumé, la CEAM assure une couverture de base, mais ne remplace pas une assurance voyage complète.
De plus, la carte ne sera pas adaptée si vous changez de pays de résidence du fait de vos études d’informatique. Si vous vous installez de façon permanente, soit plus de 6 mois à l’année, dans votre pays d’études, la CEAM ne vous sera plus d’aucun secours et d’autres démarches devront être entreprises pour être correctement couvert.
Si vous n’avez pas la CEAM, vous payez directement vos factures. Vous pouvez demander un remboursement de vos soins urgents à la Sécu pour un séjour de moins de 3 mois en général. Attention, le remboursement est fait dans la limite des tarifs français.
Assurances temporaires : une alternative pratique et complète
Les assurances temporaires ou voyage sont des solutions largement plébiscitées par les étudiants à l’étranger. Certaines formules leur sont mêmes dédiées, offrant une couverture allant de quelques mois à une année, voire pour toute la durée du cursus à l’étranger ; et leurs tarifs sont très accessibles.
Ces formules complètes, avec une couverture santé au 1er euro, garantissent une prise en charge à 100% des frais en cas d’hospitalisation, quel que soit l’établissement de soin (public ou privé), contrairement à une couverture de base locale ou via la CEAM.
Les assurances voyage couvrent également certains frais de médecine tels que les consultations de médecin, la pharmacie, et les analyses et autres examens. De plus, l’assistance rapatriement est systématiquement incluse, et souvent assortie d’options telles que la responsabilité civile et locative, la perte de bagage, l’interruption d’études, etc. Enfin, une assurance étudiante vous permet d’être couvert lors de vos déplacements, y compris lors de vos retours en France (selon les formules).
Malgré leurs nombreux avantages, les assurances temporaires présentent toutefois quelques limites. La couverture santé est le plus souvent acquise dans le cadre d’une urgence médicale uniquement, avec exclusion des antécédents médicaux et des soins de confort. Il est important de vous renseigner attentivement sur les termes de votre contrat avant de souscrire (source : International Santé).
Changement de pays de résidence et démarches à faire
Si vos études vous amènent à résider plus de 6 mois à l’année dans un autre pays de l’UE que la France, ou si vous travaillez dans le cadre de votre cursus à l’étranger, il faut de demander le formulaire S1 à votre caisse d’assurance maladie avant votre départ.
Ce formulaire permettra de faciliter l’ouverture de vos droits directement auprès de la sécurité sociale locale, vous permettant ainsi de bénéficier de la prise en charge des frais de santé aux conditions de l’assurance maladie sur place (dans le secteur public). Ces règles d’affiliation en matière de santé sont régies par des conventions européennes, comme l’explique le CLEISS.
Si vous travaillez sur place, votre employeur prend généralement en charge les démarches auprès de l’assurance maladie et peut éventuellement vous proposer une assurance privée en complément. A noter, il est rare que les systèmes de santé européens prévoient la prise en charge des soins de santé reçus dans le secteur privé.
Pour compléter la prise en charge de base locale, vous avez plusieurs options :
- Souscrire une assurance voyage pour couvrir les urgences médicales, le rapatriement et la responsabilité civile, ainsi que certaines options d’annulation ou de prévoyance.
- Souscrire une assurance santé privée locale ou internationale pour une couverture complète dans le secteur privé.
En conclusion, en tant qu’étudiant français en IT à l’étranger, vous avez plusieurs options pour assurer votre couverture santé en cas de maladie. Que ce soit à travers la CEAM pour un simple trimestre ou semestre, une assurance voyage pour une couverture plus complète et pratique, ou une même une assurance “expatrié pour une longue durée (+12 mois)”, il existe une solution adaptée à votre situation.

