Les écoles d’ingénieurs sont-elles cohérentes avec ce qu’elles enseignent ?
Alors que la sobriété numérique s’impose progressivement dans les formations et les politiques de transition des établissements d’enseignement supérieur, une question reste peu posée : les écoles appliquent-elles ces principes à leurs propres outils numériques ?
ESIEE-IT, l’école d’ingénieurs et d’experts numériques, a choisi de se confronter à la question en auditant, avec Greenoco, les 50 pages les plus consultées de son site. Avant optimisation, celui-ci représentait 2,8 tonnes de CO₂e par an, soit l’équivalent d’environ 3 allers-retours Paris-New York.
Quand la sobriété numérique commence par le site de l’école
Poids des pages, images, scripts, fonctionnalités ou nombre de requêtes : les choix techniques ont un impact direct sur les ressources nécessaires au fonctionnement d’un site. L’objectif de la démarche menée par ESIEE-IT est d'identifier les leviers d’optimisation sans sacrifier l’expérience utilisateur.
« Il ne s'agit pas de faire moins bien, mais de questionner chaque choix numérique : cette image est-elle nécessaire ? Cette fonctionnalité ? Ces requêtes ? Il faut aussi penser à ces pages de sites, parfois invisibles pour l'utilisateur, mais qui consomment silencieusement beaucoup d'énergie », explique Sophie Hardy, Directrice de la Communication.
Avec Greenoco, l’établissement a ainsi réduit de 40 % le poids moyen de ses pages et de 60 % le nombre de requêtes serveur, en travaillant sur les contenus, la technique et l’accessibilité.
Une réduction de 46% de CO₂e par an
L’enjeu dépasse la performance d’un site web, il s’agit aussi de mettre en pratique des principes enseignés aux futurs professionnels du numérique.
À l’issue de la démarche, l’empreinte estimée des pages analysées est passée de 2,8 à 1,5 tonne de CO₂e par an, soit une réduction de 46 %. Une baisse qui correspond, selon cette estimation, à l’équivalent d’un aller-retour Paris-New York évité chaque année grâce à l’optimisation du site.
