Cap au Nord : 5 mois d'immersion à Skövde, Suède
Sans attentes trop précises mais avec une forte curiosité, il s’est envolé pour Skövde, une petite ville universitaire au cœur de la Suède, pour cinq mois d’études, de rencontres et de découvertes personnelles.
?️ 08/2024 – 01/2025
Pourquoi partir à l’étranger pendant ses études ?
Tout d’abord, n’ayant pas eu beaucoup d’occasions de voyager auparavant, cette opportunité représentait pour moi un séjour prolongé dans un cadre à la fois agréable et avantageux sur le plan financier.
Je savais également que j’approchais de la fin de mon cursus et qu’une telle occasion risquait de ne plus se représenter. J’y voyais aussi une chance unique de rencontrer des personnes venant des quatre coins du monde.
Enfin, cette expérience à l’international de longue durée constitue un atout majeur pour ma future carrière professionnelle, en rendant mon profil plus attractif dans un contexte international.
Le choix de la Suède ne résulte pas d’une réflexion très poussée. Ne supportant pas bien les fortes chaleurs, j’étais naturellement attiré par des pays plus froids. Parmi les destinations proposées, la Suède a été mon premier choix, car l’environnement de l’université semblait moins isolé et donc plus adapté à un séjour de longue durée.
Je suis parti sans attentes particulières : je souhaitais simplement découvrir le pays, suivre des cours intéressants et rencontrer des personnes accueillantes.
En résumé :
✅ Une opportunité rare avant la fin du cursus
✅ Un projet personnel et professionnel
✅ Une destination au climat tempéré
✅ L’envie de découverte sans attentes précises, en toute ouverture
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Bien préparer le départ
La préparation du voyage n’a pas été particulièrement compliquée. J’ai pu souscrire à l’assurance voyage ACS à tarif réduit grâce à l’école, et j’ai également récupéré ma carte européenne d’assurance maladie.
✈️ L’avion s’est rapidement imposé comme le moyen de transport le plus simple pour rejoindre la Suède, et j’ai eu la chance de me faire rembourser le trajet par mon entreprise.
Deux autres étudiants du même cursus partaient également à Skövde. Nous avons donc décidé de prendre un logement en colocation. Nous avons trouvé un appartement sur le campus, spacieux et proposé à un loyer intéressant. Le principal inconvénient était qu’il n’était pas meublé.
? Le choix des cours a été un peu plus complexe. Nous n’avions pas de visibilité claire sur les emplois du temps, ce qui rendait difficile l’identification d’éventuels chevauchements entre les cours. De plus, les descriptifs des enseignements auxquels nous avions accès n’étaient pas toujours très explicites. Heureusement, l’établissement d’accueil s’est montré très à l’écoute et flexible, ce qui nous a permis de nous adapter progressivement.
J’ai ainsi suivi quatre cours différents : un cours d’anglais, un cours sur les systèmes distribués, un cours d’algorithmique et un cours d’introduction au game design.
? Assurance voyage simplifiée via l’école
? Carte européenne d’assurance maladie
? Logement trouvé en colocation sur le campus (non meublé)
? Choix des cours complexe mais accompagnement fluide
? Voyage et colocation avec deux camarades du même cursus
L’arrivée à Skövde
Les gens étaient globalement accueillants, et l’intégration au sein de l’établissement s’est déroulée sans encombre. Du côté administratif, toutes les personnes de l’établissement que j’ai pu rencontrer se sont montrées disponibles et à l’écoute.
Nous sommes partis à trois, ce qui a largement atténué le sentiment de solitude que nous aurions pu ressentir en arrivant. De plus, nous avons rapidement fait la connaissance d’autres étudiants français, ce qui a facilité l'adaptation. Je n’ai donc pas vraiment ressenti de « mal du pays ».
La vie étudiante en Suède
Sur le plan académique, le niveau des cours que j’ai suivis n’était pas particulièrement élevé, ce qui facilitait la compréhension malgré la barrière de la langue. La charge de travail était globalement similaire à celle en France, mais avec un accent plus marqué sur le travail personnel. Le temps passé en classe chaque jour variait entre deux et quatre heures en moyenne, soit nettement moins qu’en France. Les méthodes d’enseignement, bien qu’adaptées à chaque enseignant, restaient globalement comparables à celles que j’ai connues en France.
Toutefois, une attention particulière était portée à la relation entre les enseignants et les étudiants. Tout en exigeant évidemment du respect, cette relation était nettement moins formelle que celle que l’on peut parfois observer en France.
Les méthodes d’évaluation ne différaient pas fondamentalement de celles utilisées dans notre système. J’ai également eu l’occasion de travailler en groupe avec des étudiants issus de pays très variés. Bien que cela ait représenté un véritable défi, ce fut une expérience particulièrement enrichissante sur le plan humain et pédagogique.
Enfin, les services administratifs, tout comme les enseignants avec lesquels j’ai échangé, se sont toujours montrés à l’écoute, disponibles et soucieux de rendre notre expérience internationale aussi positive que possible.
? Charge de travail modérée, plus de travail perso, moins d’heures de cours
?? Relation enseignant-étudiant plus informelle et bienveillante
??? Travail de groupe avec des étudiants internationaux
✅ Soutien constant de l’université, administration accessible et disponible

Vivre à Skövde
La vie sur place était globalement similaire à celle en France : nous avions accès aux mêmes services, et hormis quelques spécialités locales, la gastronomie ne différait pas beaucoup.
L’éloignement de mon entourage a bien sûr représenté un petit défi au début, mais une fois installé, cela ne m’a pas vraiment posé de problème.
? Nous avions la chance d’être logés sur le campus, à proximité du centre-ville, ce qui rendait les déplacements à pied courts et pratiques au quotidien. Le quartier était plutôt calme, et je ne me suis jamais senti en insécurité durant tout mon séjour.
En revanche, la courte durée des journées en hiver a clairement eu un impact sur le quotidien. Il fallait, par exemple, anticiper que la plupart des restaurants fermaient aux alentours de 20h. ?
J’ai d’ailleurs remarqué qu’à la différence d’une ville de taille équivalente en France, où l’on trouve généralement un peu d’animation jusqu’à 22h, les rues devenaient ici quasiment désertes dès 20h.
Dans le cadre de cette mobilité, j’ai aussi eu la chance de voyager en Laponie. Ce séjour a été une expérience inoubliable, d’autant plus que le coût était très raisonnable au vu des activités exceptionnelles que j’ai pu y faire.
Le bilan de cette mobilité en Suède
Cette expérience a été extrêmement enrichissante.
L’un des principaux enseignements que j’en retire est à quel point voyager peut être accessible — en dehors, bien sûr, de l’aspect financier, qui constitue souvent un frein. Cela m’a véritablement donné envie de voyager davantage à l’avenir.
J’ai aussi eu l’occasion de pratiquer l’anglais dans un contexte réel, ce qui est très différent de la pratique occasionnelle que l’on peut avoir en France.
Si une nouvelle opportunité de mobilité se présentait, je choisirais probablement un autre pays, simplement pour découvrir une nouvelle culture et un nouvel environnement.

Avec le recul, je pense que si c’était à refaire, je ferais davantage d’efforts pour interagir avec les locaux. On m’avait d’ailleurs prévenu avant mon départ que la tendance naturelle, surtout lors d’un premier séjour à l’étranger, est de se rapprocher d’autres Français. C’est rassurant, mais cela peut aussi limiter l’immersion.
À l’avenir, je chercherai donc à sortir davantage de cette zone de confort.
Cette expérience m’a également ouvert à l’idée de travailler dans un autre pays plus tard. J’ai beaucoup progressé en communication, notamment grâce au travail en groupe avec des étudiants venus de différents horizons.
? Envie de voyager davantage à l’avenir
? Si c’était à refaire : plus de contacts avec les locaux
? Gain en aisance en anglais et en communication interculturelle
?️ Cette mobilité a renforcé l’envie de travailler à l’international
J’ai compris qu’il ne faut pas trop s’inquiéter. Les universités d’accueil savent accompagner les étudiants Erasmus. L’essentiel, c’est de se lancer et de profiter pleinement de l’expérience.
Budget
| Poste | Montant approximatif |
| ✈️ Trajet A/R | 275 € (remboursé par l’entreprise) |
| ? Train Stockholm–Skövde | 40€ |
| ? Loyer colocation | ~330 €/mois/personne |
| ? Électricité | ~20 €/mois |
| ?️ Mobilier (matelas neuf + meubles d’occasion) | ~250 € total |
| ? Courses hebdo/personne | ~70 €/semaine |
| ? Voyage en Laponie de 5 jours (logement, transport et activités) | ~700 € tout compris |
L’alternance m’a permis d’économiser à l’avance.
C’est ce qui a rendu tout ça possible.
