D’ESIEE-IT à l’Italie : une immersion européenne pour booster sa carrière tech
?️ Durée du séjour : 09/2024 – 02/2025
Une opportunité académique à l'étranger
La mobilité ERASMUS est connue pour être une expérience hors du commun que tout le monde n’a pas la chance de pouvoir vivre. Ma candidature à ce programme n’était absolument pas prévue, et pourtant me voilà les deux pieds dans le plat.
J’ai été motivée par un de mes amis, qui nous a soumis l’idée de partir à 4. J’ai été enthousiaste quant à l’idée de changer de pays, c’était l’occasion d’améliorer mon anglais, de découvrir la vie étudiante d’ailleurs, d’enrichir ma culture et de mettre à l’épreuve mon ouverture d’esprit. ✅
Le choix du pays a été fixé selon un critère : pouvoir partir à 4 dans la même école. L’Italie était la seule destination à pouvoir répondre à notre souhait.
Une fois que nous étions sûrs de pouvoir partir, il était temps de commencer à “rêver”. Avant notre départ, je pensais que j’allais vivre une expérience sociale incroyable, partager de chouettes moments avec d’autres étudiants étrangers, régaler mes papilles avec de bons plats typiques italiens, mais aussi découvrir les quatre coins du pays...
Mais il ne faut pas aller trop vite en besogne, il faut d’abord s’occuper de quelques démarches administratives avant le grand départ.
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La Grande Préparation
Partir à l’étranger, c’est aussi remplir un bon paquet de formulaires...
Assurance & Paperasse
Partir à l’étranger implique forcément de mettre le nez dans les papiers. À commencer par… l’assurance à l’étranger ! ?
Je me suis donc renseignée auprès de mon assurance actuelle pour savoir si je possédais la couverture nécessaire à un tel départ. ➡️ Réponse peu surprenante : NON ❌
Par simplicité, j’ai opté pour l’assurance recommandée par le service international : environ 40 €. J’ai également fait une demande de carte européenne d’assurance maladie.
Le redoutable “Online Agreement”...
J’ai aussi dû remplir le fameux formulaire “Online agreement”. Certaines infos demandées sont inaccessibles ou compliquées à trouver. C’est d’autant plus ardu lorsque le formulaire a été validé et qu’il est demandé de modifier des informations. En effet, une fois le formulaire soumis, il n’est plus possible de le modifier, il faut donc bien évidemment tout recommencer...
Le Choix des Matières
Ensuite, place à la sélection des cours à suivre ! Il fallait qu’ils soient cohérents avec ma formation à ESIEE-IT et validés par mon gestionnaire de programme. Je suis en Bac +5 E3IN IA & Big Data, et voici les matières choisies :
? Information Systems Design and Big Data
?️ Computer Vision
? Artificial Vision
?️ Image Processing
? Deep Learning (remplacé par Internet of Things à l’université)
Trouver un toit à 5
Étant partis à 5 (4 étudiants + 1 amie hors ERASMUS), nous nous sommes concertés pour le logement et le mode de transport.
L’université ne proposant pas de résidences étudiantes, il a vite été question de prendre un logement en location pour 5. Nous avons aussi pensé à l’aspect financier : avoir un loyer plus important divisé en 5 est plus rentable que 5 loyers payés individuellement.
➡️ Une location à 5, plus économique ?
Après quelques recherches sur Internet, on a trouvé une perle rare : Une grande maison à Cellamare, à 15 minutes de l’école (si pas de bouchons ?), avec un centre commercial à côté !
? Loyer total pour 5 mois : ~10 000 € (soit 2 000 €/personne)
L'Aventure sur la route
Pour le voyage, plusieurs options :
? Train (trop long, trop de correspondances)
✈️ Avion (frais de bagages élevés, location de voiture sur place)
? Voiture (on a le permis et des véhicules)
On a choisi : la voiture ! Il est vrai que le coût de la route fut relativement important aussi ; cependant, nous pouvions facilement accueillir nos bagages sans surcoût, et nous déplacer comme bon nous semble une fois sur place.
Benvenuti in Italia !
"Place au départ !" ...
Et quel départ ! Dans notre cas, ça s’est révélé un brin précipité : ? La date de début des cours a été modifiée à la dernière minute.
? Nous devions être sur place dès le 23/09/24, au lieu du 01/10/24.
À la recherche d’un toit
Après ce départ sur les chapeaux de roues, à notre arrivée en Italie, nous avons dû trouver un logement pour quelques jours, car nous sommes arrivés avant la date de location de la maison mentionnée plus tôt.
La Journée d’Accueil ERASMUS
Bien évidemment, nous avons participé à la journée d’accueil avec les autres étudiants ERASMUS ?
Au programme :
? Présentation du personnel en charge d’ERASMUS
? Infos sur les examens et rattrapages
? Visite des lieux (salles d’études, bibliothèque...)
? Intégration avec l’ESN
? Distribution d’un kit de bienvenue
? Petit déjeuner
? Et bien sûr... la photo de groupe traditionnelle !
S’intégrer... pas si simple !
À la suite de cette journée, nous avons échangé avec quelques élèves et tenté de participer aux événements organisés par l’ESN. Mais... "Ce ne fut pas un franc succès." ? ???? Beaucoup d’élèves espagnols restaient entre eux
? Les soirées étaient très festives
Quant aux étudiants locaux qui suivaient les mêmes cours que nous, il était difficile de communiquer, nous ne parlions que très peu italien et eux ne parlaient pas tellement anglais... !
La vie d’étudiant étranger
Un emploi du temps... à construire soi-même !
À la suite de notre journée d’accueil, il nous a fallu confectionner notre emploi du temps à partir des matières choisies avant la mobilité. Mais... "Nous n’étions pas au bout de nos peines pour trouver les horaires des cours..." ?? ? En plus, une matière choisie s’est avérée indisponible, et nous avons dû la remplacer en dernière minute.
Finalement, les cours que nous avions choisis nous permettaient d’avoir un emploi du temps relativement agréable. Nous avions cours uniquement le matin, à l’exception du vendredi où nous avions cours la journée entière. Le volume horaire était d’environ 20 h/semaine.
Une pédagogie très théorique
Du côté de l’enseignement, tous nos cours étaient des cours magistraux avec pour support des PowerPoints. Quant à un cours, tout se passait au tableau, aucun support n’était fourni.
Contrairement à ESIEE-IT, nous n’avons pas eu de mise en pratique des thématiques abordées, aucun test de validation de connaissances, ni projet. Concernant nos professeurs, ils étaient à l’écoute d’éventuelles questions.
Le Graal : les examens
Parlons désormais des examens, l’objectif ultime de ce voyage ! Seul un examen était proposé sous forme de projet à présenter à l’oral, seul ou en binôme. Nous avons également eu des QCM et des questions ouvertes où les réponses devaient être étoffées.
L’accès aux cours
? Il fallait être accepté par les professeurs, administrateurs des groupes, pour accéder aux supports (PowerPoints). "Certains enseignants utilisaient encore une autre plateforme pour diffuser leurs cours..."
? Résultat : un gros manque d’organisation et de centralisation de l’information.
L’administration, un bon point !
Pour ce qui est des échanges avec l’administration, de mon côté, tout s’est fait par mail, je n’ai pas eu à me déplacer dans leurs bureaux, et ils étaient réactifs.
Des liens tissés
? Côté communication avec les autres élèves, je n’ai pas ressenti de solidarité avec les élèves locaux, tandis qu’avec des élèves ERASMUS, nous avons pu nous entraider avec quelques Français qui avaient un cours en commun avec le nôtre.
En totale immersion
Après des débuts un peu... mouvementés, nous avons rapidement trouvé notre équilibre :
✅ Un emploi du temps bien calé
?️ Des envies de découvertes
? Et bien sûr... les corvées (ne les oublions pas !)
Suite à quelques mésaventures lors des premières activités avec l’ESN, nous avons préféré : "Partir à l’aventure de notre côté !" ?️ Direction les villes mitoyennes de Bari. Et surtout, profiter de la mer toute proche !
Voyage culinaire obligatoire
Passage en Italie oblige… "Il faut éduquer ses papilles aux recettes traditionnelles !"
? La cuisine italienne regorge de plats incontournables dont certains proviennent des Pouilles. Par exemple : les panzerotti, les orecchiette, ou encore les spaghetti all’assassina, la focaccia barese et la burrata. L’adaptation culinaire ne fut donc pas particulièrement difficile, si ce n’est le côté très salé des plats proposés.
Nos papilles ont été rassasiées, mais la matière grise aussi a eu droit à son panier garni, grâce à de belles découvertes culturelles. Pour Noël par exemple, la nouvelle année, ou encore l’Épiphanie !
Culture & traditions à l’italienne
? Un Noël à l’italienne, ça se passe en famille, les petits plats dans les grands (jusqu’ici rien de surprenant pour nous), mais par contre dans les assiettes... aucune trace de foie gras !
Leur élément phare, c’est l’incontournable panettone.
Continuons les festivités : la nouvelle année (Capodanno) se fête avec des feux d’artifice dans toutes les directions. À minuit, depuis la terrasse de la maison, nous avons eu droit à un show pyrotechnique à 180°.

Terminons avec l’Épiphanie (Epifania) : en France, la coutume veut que la galette des rois soit à l’honneur, tandis qu’en Italie, c’est la sorcière Befana, couverte de suie, qui est au centre de l’attention. La tradition veut qu’elle offre chocolats et caramels aux enfants sages, et à ceux qui ne l’ont pas été, elle leur offre du réglisse (à l’origine, c’était du charbon) ! “
Toutes ces petites histoires nous ont été racontées par divers Italiens (en particulier un coiffeur formidable, et un amoureux de la France propriétaire d’un restaurant divin) que nous avons croisés lors de notre périple.”
Je vous conseille donc de leur rendre visite à l’occasion :
?♂️ Pour une coupe de cheveux d’enfer : Gigi Scarpa, Via Argiro, 79/primo piano, 70121 Bari BA, Italie (l’adresse est susceptible de changer pour cause de déménagement des locaux)
? Pour un délicieux repas : Via Samuel Friedrich Hahnemann, 4, 70126 Bari BA, Italie
?️ Un autre resto où se régaler : Piccini28, Via Niccolò Piccinni, 28, 70122 Bari BA, Italie
? Pour une glace artisanale vachement bonne : Joya Canti di Stagione, Piazza Vittorio Emanuele II, 70044 Polignano a Mare BA, Italie
Une aventure riche et intense
Cette aventure fut riche en émotions, en apprentissages et en souvenirs. C’est une mise à l’épreuve : on apprend à vivre et à se débrouiller ‘seul’, loin de nos repères et de notre zone de confort.
C’est un avant-goût d’une émancipation à venir. Cette expérience permet également d’avoir un autre regard sur la destination en question, mais aussi un aperçu plus global d’un mode de vie, de traditions, ou encore d’habitudes que l’on ne pourrait pas percevoir avec une simple semaine de vacances.
Le vrai bilan
Ces aventures (et mésaventures) m’ont permis de :
?♀️ Relativiser
?️ Améliorer mes compétences linguistiques
? Découvrir la vie en colocation
Et surtout… l’Italie, la vraie.
Elles m’auront également permis de faire une sorte de point, d’introspection sur moi-même et sur la vie que je mène en France.
Mais je retiens surtout… Les meilleurs moments.
Je reviens grandi, plus curieuse, plus forte. Et si c’était à refaire ? Je dirais sûrement oui, quelle que soit la destination… du moment que je partage cette aventure avec des amis !" (Eh oui, plus on est de fous, plus on rit !!)
Photo couverture : Photo de Richard Stachmann sur Unsplash
