Étudier à Madrid : l’expérience Erasmus de Matteo
Actualité publiée le 18 juin 2025 

Vivre, étudier, s’épanouir à Madrid : Le retour d’expérience de Matteo à l’ETSISI – Universidad Politécnica de Madrid

Résumé
Matteo DE LUTIIS, étudiant en formation Bac +5 ingénierie logicielle & MSI à ESIEE-IT, partage son semestre Erasmus à Madrid : immersion culturelle, rencontres internationales et développement personnel. Découvrez ses conseils pratiques et coups de cœur !
?  09/09/2024 – 27/01/2025 
Visuel
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Description

Pourquoi partir en mobilité ? 

Participer à un programme de mobilité internationale ✈️ a toujours été une ambition pour moi, guidée par ma passion du voyage et mon désir de vivre une immersion totale à l’étranger. Cette expérience représentait une opportunité unique d’allier découverte culturelle et développement personnel au sein d’un nouvel environnement académique pour compléter mes études.  

Voyager, apprendre, vivre autrement

Le choix de l’établissement et du pays d’accueil s’est fait en fonction de plusieurs critères. D’une part, l’université sélectionnée jouit d’une solide réputation et offre des formations reconnues, ce qui constitue un atout pour mon parcours. D’autre part, le pays d’accueil m’attirait pour sa culture riche et préservée, sa gastronomie, son mode de vie ainsi que pour son climat agréable, qui contribuait à rendre l’expérience encore plus plaisante.

? À travers cette mobilité, j’avais plusieurs attentes. Je souhaitais m’imprégner pleinement de la culture locale en découvrant ses traditions et son quotidien, mais aussi tisser des liens avec des étudiants venus du monde entier. De plus, cette expérience était l’occasion idéale pour développer mes compétences transversales, telles que l’adaptabilité et la communication interculturelle, tout en améliorant mes compétences linguistiques.

 

Avant le départ : bien préparer sa mobilité 

La préparation de cette mobilité a nécessité plusieurs démarches administratives afin de partir sereinement. Concernant l’assurance, j’ai opté pour celle proposée par la CCI, qui s’est révélée être une solution à la fois abordable et parfaitement adaptée aux besoins d’une mobilité internationale.

Pour le transport, l’avion s’est imposé comme le choix le plus logique. Plus rapide et souvent plus économique que d’autres moyens de déplacement, il permettait également d’emmener facilement mes valises, un critère non négligeable pour un séjour de plusieurs mois.

Le choix du logement a été une étape déterminante. Après des recherches approfondies et en m’appuyant sur les retours d’anciens étudiants en mobilité, j’ai décidé d’utiliser la plateforme Spotahome, spécialisée dans les locations de courte et moyenne durée, notamment pour les étudiants Erasmus.

Mon choix s’est porté sur un appartement situé en plein centre-ville, un emplacement stratégique qui me permettait de tout faire à pied et de profiter pleinement du dynamisme de la ville. En raison du coût élevé du logement sur place, la colocation était une nécessité, mais aussi une opportunité enrichissante.

Mon appartement comptait neuf chambres pour dix colocataires, une expérience immersive qui m’a permis de rencontrer des étudiants du monde entier et de vivre un quotidien rythmé par les échanges culturels.

Du côté académique, la sélection des cours a été effectuée en fonction de la compatibilité avec mon cursus. Bien que les matières proposées correspondaient globalement à ma formation, l’offre de cours au premier semestre était plus restreinte par rapport au second, ce qui a parfois limité mes choix.

Enfin, pour préparer au mieux mon départ, j’ai veillé à emporter quelques indispensables, dont une bonne paire de lunettes de soleil pour profiter du climat agréable… et surtout une grande dose de curiosité, indispensable pour tirer le meilleur parti d’une expérience de mobilité internationale !

 

? Matteo partage ses astuces pour un départ serein

? Assurance : celle de la CCI, simple et adaptée aux mobilités internationales.
? Logement : Spotahome, colocation en centre-ville avec 9 colocataires venus des quatre coins du monde.
? Transport : avion + métro (8€/mois à Madrid !).
? Cours : adaptation rapide avec validation conjointe ESIEE-IT / ETSISI.

? Conseil de Matteo : « Renseignez-vous via les anciens Erasmus, c’est là qu’on trouve les meilleurs plans logement et cours ! »

L’arrivée sur place

Dès mon arrivée, j’ai pu prendre mes repères progressivement et découvrir mon nouvel environnement universitaire. L’établissement hôte, bien que situé en périphérie du centre-ville, reste facilement accessible grâce aux transports en commun. Le campus est vaste, ce qui a rendu mes premiers jours un peu déroutants, notamment pour trouver certaines salles.

Les bâtiments, bien que marqués par le temps, sont parfaitement fonctionnels et disposent des infrastructures nécessaires pour assurer un bon cadre d’étude.  

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L’intégration avec les autres étudiants s’est faite directement en classe, dès le début des cours. J’ai rapidement fait la connaissance d’autres étudiants internationaux, mais les interactions avec les étudiants locaux ont été plus limitées.  

N’ayant pas pu assister à la journée d’accueil, je n’ai pas bénéficié de ce premier moment de rencontre organisé par l’université. Toutefois, cela n’a pas été un frein, car le service des relations internationales s’est montré très accessible et réactif dès mon arrivée. Les démarches administratives, comme la signature de documents ou l’obtention d’informations spécifiques, ont été facilitées par leur disponibilité. Du côté académique, les professeurs ont su se montrer également très ouverts et à l’écoute. Dès le premier cours, ils ont pris le temps de préciser les moyens de les contacter, ce qui a grandement aidé à établir une communication fluide tout au long du semestre. 

 

La vie étudiante sur place  

Mon emploi du temps s’est révélé assez raisonnable, avec un maximum de six heures de cours par jour, du lundi au vendredi, et aucun cours le samedi.  

Dès le début du semestre, j’ai dû procéder à un changement de cours en raison d’un niveau de mathématiques trop exigeant. Cette modification s’est faite de manière rapide et fluide grâce à la réactivité du service international de l’université d’accueil et à la validation rapide d’ESIEE-IT.  

Le contenu des cours était en adéquation avec mon cursus, bien que la charge de travail variait d’une matière à l’autre, et parfois même d’un professeur à l’autre.  

Globalement, le volume de travail restait équilibré, probablement en compensation du nombre d’heures de cours inférieur à celui en France. Les méthodes d’enseignement étaient similaires à celles que je connaissais, avec une alternance entre cours théoriques et mises en pratique.

Cependant, le système de notation était très différent et, selon moi, peu pertinent : il imposait de valider chaque évaluation avec une note minimale pour réussir la matière, même si la moyenne globale était atteinte. Les enseignants étaient accessibles et disponibles, notamment pendant les cours, ce qui facilitait les échanges et les demandes de clarification.  

Les cours étaient riches en contenu, mais parfois très denses, ce qui pouvait les rendre fatigants sur le plan intellectuel et complexifier le suivi sur la durée. L’approche pédagogique suivait un schéma assez classique : une première partie magistrale où l’enseignant exposait son cours, suivie d’exercices, de travaux pratiques ou de projets.  

Les travaux et projets se faisaient majoritairement en groupe, ce qui a facilité la création de liens avec les autres étudiants internationaux. L’environnement Erasmus a rendu les interactions très naturelles et propices au travail collaboratif. Certains de ces liens se sont d’ailleurs renforcés au-delà du cadre académique, contribuant pleinement à mon expérience étudiante sur place.  

Enfin, l’interaction avec les services administratifs de l’université d’accueil, notamment le service des relations internationales, a été fluide et efficace. Toutes les demandes de documents ou d’informations ont été traitées rapidement, ce qui a permis d’éviter des complications administratives et de me concentrer pleinement sur mon expérience sur place. 

? Campus ETSISI : un peu excentré, mais facilement accessible. 
?‍? Professeurs : accessibles, à l’écoute et disponibles. 
? Rythme : moins d’heures qu’en France, mais cours parfois denses. 

« Le système de notation est différent, mais l’interaction avec les enseignants est top. On apprend à gérer autrement. »

 

Vie sociale & culturelle : une ville qui bouge !

Mon adaptation à la gastronomie locale s’est faite très naturellement. J’ai rapidement découvert et apprécié les spécialités du pays, des tapas aux tortillas, en passant par les plats typiques. Parmi mes meilleures expériences culinaires, je retiens notamment El Tigre, où l’on peut déguster des tapas accompagnés d’une bière pour seulement 7€, et Pez Tortilla, réputé pour proposer les meilleures tortillas de la ville.  

Pour ceux qui souhaitent découvrir d’autres bonnes adresses, les réseaux sociaux et les recommandations des locaux restent les meilleurs moyens de dénicher de véritables pépites gastronomiques.  

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Jambon ibérique à la coupe

L’université et les associations étudiantes proposaient de nombreuses activités, mais je n’ai pas ressenti le besoin d’y participer, ayant déjà un emploi du temps bien rempli en dehors du cadre académique.  

En revanche, les opportunités de sorties et de découvertes ne manquaient pas : les promenades dans le centre-ville étaient particulièrement agréables, et certains lieux emblématiques m’ont marqué, comme la Plaza del Sol, la Plaza Mayor, le Palacio de Cibeles ou encore le musée du Prado.  

 

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Plaza Mayor & Palacio de Cibeles

Mon véritable coup de cœur reste le Parc du Retiro, un espace de verdure idéal pour se détendre et profiter de l’atmosphère locale.

Concernant les différences culturelles, j’ai remarqué que les Espagnols, bien qu’accueillants, n’étaient pas toujours les premiers à engager la conversation. Il fallait souvent faire le premier pas pour s’intégrer à un groupe. Cependant, une fois la barrière franchie, ils savent s’amuser et profiter de la vie. Leur mode de vie m’a paru plus détendu et moins stressant que celui que je connaissais en région parisienne, une approche plus calme du quotidien qui contraste avec l’agitation habituelle des grandes métropoles françaises.

 

? Madrid, c’est :

  • Des tapas ?️, des parcs ?, des musées ?️
  • Des lieux emblématiques comme la Plaza Mayor, le Parc du Retiro ou encore le Prado
  • Des soirées entre amis, des balades ensoleillées et une gastronomie conviviale

? Rester connecté : Appels et partages photos réguliers permettent de garder le lien avec les proches. 
?️ Sécurité : Matteo s’est senti en sécurité à tout moment, même en rentrant tard. 

? Conseil pratique :
Prenez le métro ou marchez : Madrid est une ville très agréable à pied !

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Crique sur l’île de Majorque - Stade Santiago Bernabeu 

Le bilan de Matteo

Cette expérience de mobilité a été une véritable réussite à tous les niveaux. Sur le plan humain, elle m’a permis de créer des liens forts avec des personnes venues du monde entier, partageant des moments uniques et enrichissants. J’ai pu satisfaire mon envie de découverte, d’immersion culturelle et de voyage, tout en évoluant dans un cadre de vie stimulant.  

Cette période a eu un effet galvanisant sur moi, avec une « batterie sociale » toujours chargée grâce à l’environnement dynamique et aux rencontres quotidiennes.  

Si l’occasion se présentait, je repartirais en mobilité sans la moindre hésitation. Quant à la destination, je serais tenté soit de retourner au même endroit pour retrouver mes repères et approfondir mon expérience, soit de découvrir un nouveau pays afin d’élargir encore mes horizons.  

Dans tous les cas, je prêterais une attention particulière aux personnes qui m’entourent, car partager cette aventure avec des personnes ayant la même vision de la mobilité est un élément clé pour en tirer le meilleur.  

Sur le plan académique et professionnel, cette mobilité m’a permis de terminer mes études dans un contexte différent, d’affiner ma vision du monde et de confirmer mon goût pour les expériences internationales. J’ai également développé des soft skills essentielles, notamment en communication, adaptation et ouverture d’esprit. Savoir interagir avec des personnes de cultures différentes, comprendre de nouvelles méthodes de travail et s’adapter rapidement à un nouvel environnement sont des compétences précieuses que j’emporterai avec moi dans ma vie professionnelle et personnelle.

 

? Conseils de Matteo aux futurs Erasmus

Pour les futurs étudiants qui préparent une mobilité, mon principal conseil serait de ne pas hésiter à sortir de leur zone de confort. Dire « oui » aux opportunités, s’ouvrir aux nouvelles expériences et s’immerger totalement dans la culture locale sont les clés d’une expérience inoubliable. Il ne faut pas avoir peur de l’inconnu, car c’est souvent là que se cachent les plus belles surprises et les apprentissages les plus marquants. En somme, cette mobilité a été une aventure incroyablement enrichissante qui a marqué la fin de mes études sous le signe de l’ouverture, de l’apprentissage et de la découverte. Un chapitre inoubliable, et sûrement pas le dernier en matière d’expériences internationales.

 

Ce que Matteo retient :

✅ Des rencontres internationales enrichissantes 

✅ Une immersion culturelle intense 

✅ Une montée en compétences personnelles et pro 

✅ Une vie étudiante rythmée et équilibrée 

 

? Budget sur un semestre à Madrid

Poste  Coût
Billets d'avion (A/R) ~200€
Métro mensuel 8€
Loyer mensuel 775€
Courses alimentaires / semaine 30 à 45€
Sortie, tapas, restos 7 à 20€ par repas
Voyages / excursions 200€ / Week-End
Assurance 17€/an
Extras (shopping, souvenirs...) ~300€