Erasmus Day 2023 à ESIEE-IT
ESIEE-IT est signataire de la Charte Erasmus+. A ce titre, elle fait partie d’un réseau d’écoles et d’universités à l’international qui promeut l’échange d’étudiants en Europe.
ESIEE-IT déploie son savoir-faire en matière d’ingénierie pédagogique dans le cadre de partenariats internationaux avec des institutions d’enseignement supérieur partout dans le monde.
Découvrez les Erasmus Days 2023 à ESIEE-IT au travers des témoignages de Hugo !
Erasmus Days 2023 à ESIEE-IT
Le programme Erasmus signifie European Community Action Schema for the Mobility of University Students. C’est une initiative mise en place en 1987 promouvant, au départ, la mobilité des étudiants à travers l’Europe. L’objectif est de vivre dans un pays étranger afin de découvrir une nouvelle culture et manière d’enseigner. Il permet aux jeunes de moins de 30 ans de découvrir un mode de vie différent. C’est également l’opportunité de développer des compétences nouvelles et de s’ouvrir davantage de perspectives professionnelles. En effet, une mobilité Erasmus implique de communiquer et d’étudier dans une nouvelle langue, généralement l’anglais. Cela conduit l’étudiant à perfectionner sa compréhension et son expression orales. Il peut ainsi envisager de trouver un emploi dans une entreprise étrangère, voire dans une entreprise locale dans le pays d’accueil.
Le programme a évolué en janvier 2014 pour devenir Erasmus+. Cela implique qu’il est désormais possible de partir à l’international et pas seulement dans des pays européens. Le programme devient également ouvert à d’autres profils et n’est plus restreint aux seuls étudiants. Le but est d’ouvrir le programme Erasmus aux personnes ayant des opportunités restreintes du fait de leur âge, leur milieu social ou encore leur zone géographique. On retrouve ainsi dans ces nouveaux profils des demandeurs d’emploi, des bénévoles et des enseignants.
Partir étudier dans un pays étranger implique de se préparer au niveau administratif mais également au niveau personnel. La première chose à faire est de vérifier les dates de validité de sa carte d’identité ou de son passeport. Les délais pouvant être longs, il est important de s’y prendre en amont[1]. Vivre à l’étranger implique de souscrire à une assurance santé. En effet, les coûts pour accéder à des soins ne sont pas les mêmes en fonction des pays et peuvent rapidement devenir élevés par rapport à la France. Il est également nécessaire de vérifier que vous possédez bien une carte européenne d’assurance-maladie. Les démarches administratives impliquent de vérifier auprès de son opérateur téléphonique et sa banque que des frais supplémentaires ne sont pas à prévoir, respectivement pour les échanges téléphoniques et les transactions bancaires. Concernant ces derniers, une recommandation est d’ouvrir un compte dans une banque en ligne en parallèle de votre compte bancaire traditionnel. Ces banques permettent en effet généralement de payer dans des devises étrangères sans frais supplémentaires.
Une mobilité Erasmus implique un certain coût avec le loyer, les activités à faire sur place pour découvrir le pays et l’alimentation. Certains pays d’accueil ont également un coût de la vie supérieur à la France. En prenant en compte ces différents éléments, il est ainsi judicieux de se renseigner sur les différentes bourses disponibles : OPCO (pour les étudiants avec un contrat d’apprentissage), bourses Erasmus… Le dernier point concernant la partie administrative est le logement. Dans la plupart des pays d’accueil, il sera possible de passer par l’université d’accueil pour être mis en contact avec des résidences étudiantes dédiées aux étudiants Erasmus, moins chères que des logements classiques. Il y a parfois une liste d’attente pour les logements, c’est pourquoi il est fortement conseillé de transmettre ses vœux le plus tôt possible.
L’aspect personnel est également à considérer lorsque l’on souhaite réaliser une mobilité Erasmus. En premier lieu, il peut être intéressant de développer ses compétences linguistiques, tant pour l’anglais, qui sera vraisemblablement la langue utilisée en cours, que pour la langue locale (dans mon cas : le suédois). S’intégrer et connecter avec la population se trouve en effet grandement facilité lorsque l’on connaît ne serait-ce que les rudiments de la langue. Aborder un passant suédois avec un « hej hej » permettra tout de suite de capter son attention et de démontrer notre intérêt pour sa culture plutôt qu’un simple « hello ». Il est finalement toujours important de savoir quel numéro appeler en cas d’urgence ; c’est pour cela qu’il est conseillé de récupérer une liste des numéros d’urgence de la ville d’accueil (en n’oubliant pas de toujours composer le 112 pour tout appel d’urgence dans un pays européen).
Sources :
https://info.erasmusplus.fr/erasmus/102-qu-est-ce-qu-erasmus.html
https://www.cairn.info/erasmus-et-la-mobilite-des-jeunes-europeens--9782130581260-page-1.htm
https://agence.erasmusplus.fr/2022/01/06/erasmus-erasmus-quelles-differences/
[1] Information intéressante : il est possible de renouveler ces deux documents d’identité en même temps ce qui permet d’éviter de refaire une seconde fois les démarches.
Pour ma mobilité Erasmus, j’ai choisi de m’orienter vers la Suède avec l’université de Skövde située à deux heures de Stockholm. Lorsque je suis arrivé à la gare de Skövde, j’ai tout de suite été accueilli par une élève faisant partie de l’association étudiante de l’université qui m’a conduit jusqu’à mon taxi. J’ai été agréablement surpris par l’accompagnement de l’université suédoise qui, dès le premier jour, a fait en sorte que je puisse m’installer le plus rapidement possible dans mon logement étudiant. L’accompagnement ne s’est pas arrêté ici ; les élèves Erasmus étaient en effet invités à une semaine d’introduction avant que les cours ne commencent. L’objectif était de faire connaissance avec les autres étudiants Erasmus, avoir un aperçu des différentes activités sociales de l’association étudiante, nous familiariser avec l’université, ses environs et son fonctionnement ainsi que de nous faire découvrir le mode de vie suédois. Pour ce dernier point, un fika[1] a été organisé avec la mairesse de la ville. Pour conclure cette semaine d’introduction, des étudiants appartenant à l’association étudiante nous ont accompagnés pour une promenade en centre-ville afin de nous présenter les différents magasins ou lieux d’intérêts et enfin, un tour de la ville et de ses alentours en bus nous a été proposé.
La progression à l’oral de l’anglais a été, pour ma part et beaucoup d’autres, fulgurante. Je me rappelle encore de la différence entre le premier jour lorsque j’essayais de me rappeler de la formulation de phrases anglaises les plus basiques et la fin de la semaine d’intégration où je discutais facilement avec n’importe quel interlocuteur. Le fait d’être constamment dans un environnement où tout le monde s’exprime en anglais implique une courbe d’apprentissage exponentielle. Cette constante présence de la langue tout au long de la journée est le contexte idéal pour s’améliorer rapidement à l’oral. C’est ainsi que, bien que deux autres français m’aient accompagné au cours de cette mobilité, nous avons rapidement essayé de communiquer en anglais, même entre nous. Même si cela était confortable de revenir au français, le risque était de se reposer trop souvent sur notre langue natale. Un autre point qui a largement favorisé cette progression orale est la culture suédoise qui intègre complètement l’anglais dans son quotidien. Je n’ai en effet rencontré que peu ou pas d’interlocuteurs suédois ne parlant pas un anglais parfait. Cette facilité d’échange en anglais m’a finalement permis d’échanger avec un nombre de personnes très important.
Toutefois, un point à soulever est que, lors d’une mobilité Erasmus, les personnes rencontrées vont généralement être d’autres étudiants Erasmus. En effet, c’est avec eux que l’on va cohabiter et rencontrer dans un premier temps, ce qui va intrinsèquement créer des liens forts. A cela s’ajoute le fait que, comme évoqué précédemment, il est plus facile de s’identifier entres étudiants Erasmus qui vivent la même expérience, loin de leur pays respectif. Des sessions d’échanges, encore une fois autour de fika, ont cependant été organisées par l’université de Skövde afin de rapprocher les étudiants étrangers et les étudiants suédois souhaitant par exemple effectuer à leur tour une mobilité Erasmus
[1] Mot suédois désignant une pause-café, habitude très populaire en Suède.
J’ai eu la chance lors de ma mobilité de participer à un séjour en Laponie du 14 au 20 mars. Ce voyage a été organisé par l’association ESN (Erasmus Student Network), l’une des associations étudiantes la plus importante en Europe avec une présence dans 40 pays dont la Suède. Cette aventure démarre le mardi 14 mars à la gare de Skövde où nous allons embarquer dans le bus qui va nous emmener 20 heures plus tard dans la ville de Björkliden au nord de la Suède. Ce trajet en bus est l’occasion de faire la connaissance de nos compagnons de route pour ce voyage. En effet, bien que la majorité était des étudiants Erasmus de Skövde que je connaissais déjà, d’autres étudiants Erasmus se sont également joints à nous ; une nouvelle occasion de découvrir de nouvelles cultures. J’ai pu comprendre que nous étions sur le point d’arriver lorsque j’ai aperçu à travers les vitres du bus une lumière verte s’agitant dans le ciel : une aurore boréale.
Après l’arrivée à Björkliden et la découverte de nos logements, il a fallu rapidement nous reposer pour « survivre » à la journée du lendemain. C’est en effet le jeudi que le départ pour Narvik en Norvège était prévu. Comme rite de passage, notre guide Aki nous a amenés jusqu’à un lac gelé juste en dehors de la ville pour s’y baigner. Je ne pourrais pas dire si le pire était le contact de mes pieds sur le sol enneigé ou bien le passage de ma tête sous l’eau glacée qui m’a instantanément coupé la respiration. Cet exercice de baignade en température (très) froide a cependant des bénéfices pour le corps, le renforçant et permettant de soigner des problèmes cardiovasculaires. Cette tradition qui remonte au début des années 1900 dans les pays scandinaves repose sur le fait d’alterner un bain glacé avec un sauna afin de rendre résistant au froid.
Aurore boréale aperçue au milieu de la nuit sur la route vers Björkliden
Le vendredi était la journée que j’attendais le plus. Au programme : promenade en chiens de traîneau et visite d’une ferme d’élevage de rennes tenue par un Sámi. La première moitié de cette journée a été dédiée au « Husky Lodge », un chenil de huskys à Kiruna. Nous avons pu faire une promenade de 20 minutes autour du chenil dans des embarcations tirées par des chiens de traîneau. Un thé chaud nous a ensuite été offert dans une hutte autour d’un feu de bois. Nous avons ainsi pu discuter du fonctionnement du chenil avec les employés et des conditions de vie des chiens, qui était un sujet important pour tous les participants.
Promenade en chiens de traîneau
Nous nous sommes ensuite dirigés dans l’après-midi vers un espace d’élevage de rennes tenu par un représentant du peuple Sami. Ce peuple autochtone évolue dans la région de Laponie : zone qui s’étend du nord de la Norvège jusqu’à la péninsule de Kola en Russie, en passant par la Finlande et la Suède. Ce territoire est ainsi intégré à plusieurs pays qui y imposent leurs règles et menacent le mode de vie des Samis. Je me suis donc rendu compte du privilège que ce représentant Sami nous a accordé en nous permettant de le rencontrer et d’interagir avec les rennes de sa ferme.
Le dernier jour a été rythmé par la dernière activité de ce voyage : le stage de survie en milieu arctique. Après avoir marché jusqu’à un lac gelé, nos deux accompagnateurs nous ont fait une démonstration de pêche :
· Etape 1 : creuser un trou à l’aide d’une perceuse à glace jusqu’à atteindre l’eau sous l’épaisse couche de glace.
· Etape 2 : récupérer la neige autour du trou pour se construire une chaise de fortune (la pêche peut durer plusieurs heures).
· Etape 3 : s’installer confortablement et s’armer de patience pour espérer attraper quelques poissons.
· Etape 4 : déguster !
Nous nous sommes malheureusement arrêtés à l’étape 3 car aucun participant n’a réussi à capturer un poisson. Il s’agissait ainsi plus d’un temps de méditation que d’une session de pêche dans notre cas.
La deuxième partie de ce stage a été la fabrication d’un abri complet dans la neige pour être capable de résister à une tempête de neige. Il était composé d’un espace de vie dans lequel le feu sera placé, d’un espace de repos creusé profondément sous la neige pour se maintenir au chaud et enfin, de sièges de part et d’autre du feu. L’activité a rapidement débordé d’une heure sans que nous nous en rendions compte, chaque groupe souhaitant finaliser son abri.
A ma grande surprise, il n’y a pas eu autant de participants par rapport aux autres activités ; ce que je trouve très malheureux étant donné la richesse de l’apprentissage qui nous a été fourni, nous faisant (presque) oublier le froid glacial de cette région. Cette activité était très intéressante et je la considère comme un incontournable si vous avez la chance d’aller en Laponie, cela afin de réellement s’imprégner du mode de vie de ces espaces enneigés.
